LES CHEFS SUIVRONT !

Et s’il suffisait de l’aimer notre Terre…

Beaucoup verront dans cette suggestion une naïve et puérile idée baignant dans un angélisme simpliste. Ils auront tout à fait raison si on s’en tient à la façon de penser dominante. C’est une manière un brin poétique de proposer de suivre l’élan premier que nous ressentons, j’en suis sûr, tous et dont nous nous serions ‘simplistement’ laissés détourner. Les ‘détourneurs’ eux-mêmes, s’il y en a, comprendront ce dont on parle.

Ceci est le troisième billet qui apparaîtra sur ce blog, il sera rangé dans la catégorie des idées pour améliorer la santé de la nature et donc celle des humains qui en font partie, voire de sauver ce petit monde en perdition dans un coin d’une galaxie qui selon la probabilité la plus forte, s’en fout.

Aucun détour et sans attendre d’avoir exposé toutes mes pensées, le mot d’ordre principal au bout de toutes les réflexions est la gestion de d’énergie. Pour les riches, les développés, ceux qui font rimer civilisation avec consommation cela passe par une utilisation réduite de l’énergie et pour les autres, estimés à 80% de nous, il s’agit de ne pas reproduire les erreurs des premiers.

C’était dans les premiers temps de l’écologie, l’orientation qui prévalait. Le rapport du club de Rome en 1972 intitulé « The limits to growth » (Les limites à la croissance) allait dans ce sens. A la même époque (22 janvier 1970) Richard Nixon alors à la tête des Etats leaders de la course au désastre disait à ses compatriotes :

« Au cours des 10 prochaines années, notre richesse va s’accroître de 50%. La question primordiale est celle-ci : en serons-nous réellement plus riches de moitié, plus prospères, plus heureux de moitié ? Ou cela signifiera-t-il qu’en 1980, le Président qui se tiendra à cette place, faisant un retour sur les dix années écoulées apercevra une décennie où 70% de notre population auront vécu dans des centres urbains paralysés par la circulation automobile, suffoqués par le brouillard industriel, empoisonnés par l’eau, assourdis par le bruit et terrorisés par la criminalité ? »

Un discours un peu désuet tant l’écologie moderne s’en est éloignée. On peut se demander ce que la criminalité vient faire là ; par contre on comprend l’absence du changement climatique et les pertes irréversibles de biodiversité encore invisibles. Ce qui est intéressant est la proposition qui aurait été un virage radical pour la civilisation occidentale en abandonnant des objectifs quantitatifs pour s’orienter vers d’autres visant la qualité de la vie. Une idée qui aujourd’hui semble n’avoir été qu’ une parenthèse ; on a jamais autant parlé de croissance que depuis qu’elle a été refermée. On peut pardonner au acteurs de la révolution industrielle d’avoir eu la faiblesse de poursuivre des chimères mais nous ?…

Il y a dans ce qui précède des affirmations qui peuvent être discutées et amener des commentaires (le cadre ci-dessous est fait pour ça). Toutefois les billets à venir me permettront de refaire le chemin qui m’y a conduit. Je souhaite d’emblée partager ici les deux idées principales, que j’aurais pu placer en conclusion si l’impatience ne me poussait pas, mais après tout, un blog naissant peut-il envisager sa dernière page ?

S’écouter, scruter notre intérieur et observer tout ce qui nous entoure, cela prend du temps, pendant lequel on n’abîme rien. Le plaisir est garanti par la beauté et lorsqu’on se voit en harmonie on en sent la magie et n’est-il pas fascinant de penser en pensant que l’on peut penser ?

Chacun peut répondre librement à la question du sens de la vie mais nul ne peut s’affranchir de la nature sauf à opter pour la mort. La regarder c’est l’aimer, il n’est même pas utile de lui vouer une passion qui serait excessive, juste la voir belle, se reconnaître en elle, la reconnaître en nous, l’apprécier et donc aimer soi, aimer les autres.

Enfin, s’il faut agir, le corps a cette fonction, dans un monde fait surtout de matière, reconnaissons que notre environnement n’aurait pas besoin que nous nous préoccupions de lui, il existait avant nous. L’estimer suffirait à ne commettre aucun geste contre lui. Pour le reste, hormis les dégâts irréversibles que nous avons causés, il saurait cicatriser à peu de soins. L’écologie se réduirait à la seule question de la capacité de la planète à nourrir l’humanité mais vu l’ingéniosité que nous savons mettre en œuvre il n’y aurait pas à s’inquiéter.

Nous serions donc juste en défaut d’amour c’est dire si nous sommes face à un problème d’une déconcertante facilité, n’en déplaise à tous ceux qui gagnent leurs vies à prophétiser le contraire.

Je pense bien-sûr à ceux qui façonnent notre façon de penser et là je mets le singulier puisqu’elle se généralise à l’ensemble des pays, aujourd’hui soumis aux lois d’une même et unique économie.  Ils sont journalistes, représentants politiques, gourous et experts en tous genres. J’en arrive à la seconde idée qui est de rappeler qu’ils sont dépendants de tous les autres généralement désignés comme les peuples, qui, sous une forme ou une autre, sont leurs clients. A l’exception peut-être d’un dictateur, encore que celui-là non plus n’a put accéder à sa place tout seul; mais peu importe on peut démontrer facilement  que c’est un mortel.

Le pouvoir est dilué certes, mais ne se trouve pas où nous croyons généralement le voir . Nous l’avons tous un peu car il ne coûte rien. Aimons chacun la Terre, et au contraire de vouloir agir davantage pour elle faisons juste moins… contre elle. Les ‘chefs’ suivront !

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