PENSER AUTREMENT..

Je poursuis mon chemin par une « éclaircie » dans une chronologie d’articles volontairement peu académique en application du sujet du jour qui envisage l’existence d’autres façons de penser .

J’ai précédemment suggéré de nous laisser aller à aimer notre planète en glissant que nous pourrions le faire en regardant simplement à la fois vers notre intérieur et vers l’extérieur pour capter le beau et ressentir… Nos cinq sens se trouvent alors reliés à notre cœur et sont eux-même source d’émerveillement. Il y a évidemment dans cette approche une dose de symbolique qui peut gêner les esprits trop terre à terre. Lesquels sont bien à plaindre pour leur grande responsabilité dans l’état du monde et pour l’enfermement intellectuel qui les pousse à chercher des richesses matérielles à l’extérieur d’eux. Pourtant il ne leur coûtera rien de tourner un chouia la tête et prendre conscience du trésor…. que nous sommes   ! Dans un univers essentiellement froid et vide y a-t-il fortune plus saisissante que de savoir qu’il existe dans notre coin de galaxie une étincelle de vie dans laquelle, de plus, c’est nous qui brillons et que dire de nos yeux, nos oreilles, notre nez, notre peau et notre goût qui nous l’offrent en spectacle nous faisant à la fois acteurs et spectateurs?

N’oublions pas cependant le complice du cœur qu’est  le cerveau sans lequel il ne pourrait y avoir d’applaudissement.  S’il est vrai que nous l’avons de tout temps surestimé et opposé au premier, il n’en reste pas moins fascinant lui aussi.

Nous sommes en outre contraints de l’utiliser puisque dans l’impossibilité de le mettre sur OFF. De l’avoir laissé filé sans bride en muselant nos sens, c’est notre environnement naturel qui aujourd’hui nous fait mesurer l’erreur.

Si un homme en vivant seul serait libre dans ses pensées on constate qu’il tendra toujours à se rallier à une pensée commune dès lors qu’il est en groupe. La culture qui en émerge tire une force à tenter d’éteindre quelques lumières individuelles et en premier lieu l’esprit critique. Force dont chacun profite par le jeu des synergies et explique qu’elle puisse être acceptée et durer. Or le mode de vie actuel dans les pays riches, aussi grisant puisse-t-il paraître, n’est qu’une funeste dérive gouvernée par un mode de pensée, de ce fait, dépassé. Les écologistes à la mode, quant à eux ont beau s’acharner à nous faire croire que sans en changer nous pourront corriger cette dérive, ils n’ont pour l’heure démontré que leur fourvoiement.

Nos aïeux d’occident avaient imaginé via les cerveaux de « grands » penseurs qu’il convenait de distinguer le corps de l’esprit et bien que dans cet exemple l’idée n’ait eu aucun fondement objectif elle a d’abord réussi à s’imposer puis perdurer jusqu’à nos jours et n’a pas fini. Changer une façon de penser peut sembler bien difficile, si on considère la résistance, même des plus néfastes. On voit aussi les traces qu’ont laissées les civilisations grecque et latine malgré les siècles sur plusieurs continents.

Il ne s’agit donc pas de tout changer, de substituer un dogme à un autre mais plutôt d’apporter du nouveau qui pourrait prendre le dessus sur l’existant parce que plus abouti et de bonheur augmenté tout en relevant le défi commun à tous les Terriens.

L’idée est d’adjoindre au cœur une raison qu’il aura apprivoisée. Oui j’entends la remarque, je commets une inversion et c’est juste ! Mais c’est fait exprès pour marquer un ordre d’importance à mes yeux: c’est en réalité dans l’autre sens que ça va se faire, en offrant notre cœur pour accompagner et dompter une folle raison actuellement dominante qui voulait depuis si longtemps se voir en seule maîtresse de notre route.

Je reconnais que jusque là j’ai manqué d’être concret. Je vais tenter de dire ce que pourrait être de penser différemment. Je vais reprendre à cette fin deux petites énigmes justes pédagogiques comme il faut que Bernard Werber avait déjà utilisées dans sa trilogie des Fourmis. La première fait appel à la suite de Conway : il s’agit d’une suite logique de chiffres à poursuivre par une sixième ligne:                                                                                                1         

                                  11

                                  21

                                1211

                              111221

                            – – – – – –

 

 

La seconde consiste à faire 4 triangles équilatéraux avec 6 allumettes.

 

 

Ceux qui parviennent à les résoudre rapidement ont de bonnes dispositions à penser autrement. Un temps plus long ou le don de leurs langues au chat, pour les autres que l’on sait être majoritaires, ne dit rien sur leurs facultés intellectuelles mais montre combien l’ornière d’une pensée académique peut être profonde.

 

 

 

 

 

Solutions:   1/ la suite est dite audioactive, la                              troisième ligne par exemple montre                        un 2 et un 1 qui s’écrira sur  la                                suivante 1  2 et 1  1    soit 1211

                  2/ on peut réaliser une figure à plat en                       croisant les allumettes mais on                               obtient un losange de trop.  Il est                          plus élégant de gagner de la hauteur                      en pensant à la troisième dimension,                       et construire une pyramide.

 

Cet article a 2 commentaires

  1. catherine

    Bonsoir Dominique
    Vous rejoignez beaucoup les idées de Pierre Rabhi notamment dans  » la convergence des consciences sur (TV5 monde )… ou lui les vôtres.
    Je pense que l’Homme a peur…
    Merci pour votre partage

  2. Merci Catherine,
    Je pense en effet avoir des approches communes avec lui et je citerais l’anecdote qu’il raconte volontiers; celle de son banquier qui justifiait le refus du prêt pour l’achat de sa ferme en Ardèche par l’incapacité à être complice d’un suicide. Les bâtiments étaient en très mauvais état, sans eau, sans électricité et difficiles d’accès. Il était impossible à Rabhi, tant leurs deux mondes étaient éloignés, de faire valoir que l’endroit était simplement beau..

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